
Atelier Eveil Musical
Un bon moment où nous avons chanté des chansons de l’automne, bougé et marché au rythme, découvert et touché de beaux instruments.
Accueil » Une année en musique : retour sur une saison riche en projets
Quand je regarde le chemin parcouru cette année, je me rends compte à quel point les projets musicaux peuvent prendre des formes différentes. Chanter dans une école, préparer un spectacle avec des enfants, faire vivre un chœur de femmes, se retrouver sur la scène d’un Zénith, participer au tournage d’un film ou accompagner les soins auprès de nouveau-nés en néonatologie : autant d’expériences qui, à première vue, n’ont pas grand-chose en commun.
Et pourtant, elles racontent toutes quelque chose de la place que peut prendre la voix dans un groupe, dans un parcours, dans une rencontre. Cette année encore, j’ai eu la chance de multiplier les projets, avec une constante : faire de la musique une expérience collective, accessible et vivante.
Depuis maintenant cinq ans, j’interviens chaque midi dans les trois écoles de la ville de Lons, dans les Pyrénées-Atlantiques, dans le cadre des activités extrascolaires. C’est un projet qui me tient particulièrement à cœur. Il permet à des enfants qui ne pratiquent pas forcément la musique en dehors de l’école de découvrir le chant choral. Pour certains, c’est peut-être même leur première véritable expérience musicale.
Au fil des années, le projet évolue. On apprend à mieux connaître les enfants, on affine les propositions, on expérimente de nouvelles façons de travailler et, petit à petit, la qualité vocale s’améliore et les spectacles prennent de l’ampleur.
Cette année, nous avons travaillé autour de la musique de film, avec notamment un projet inspiré de l’univers des Choristes. Le travail mené tout au long de l’année a abouti à deux grands concerts au mois de juin avec l’Harmonie de l’école de musique. Ces concerts ont été particulièrement réussis et ont marqué une nouvelle étape dans le projet.
La collaboration avec l’école de musique est d’ailleurs de plus en plus fructueuse, notamment avec l’arrivée de son nouveau directeur, Hervé Larralde. C’est toujours très satisfaisant de voir un travail commencé dans une petite salle, à quelques enfants, prendre une autre dimension lorsqu’il arrive sur scène. Cette année 160 enfants se sont réunis le jour J !
À Serres-Castet, les projets scolaires prennent chaque année une nouvelle couleur. L’objectif est de proposer aux enfants une approche de la musique qui ne repose pas uniquement sur le chant.
J’aime partir d’un thème et explorer différentes manières de le faire vivre : la voix bien sûr, mais aussi le rythme, le mouvement, la percussion corporelle, parfois des accessoires et, lorsque le projet s’y prête, une part de création.
Cette année, les projets ont notamment tourné autour de l’espace et de l’eau. Avec les plus grands, nous avons travaillé autour de l’espace, en associant les chansons à une création rythmique corporelle.
Avec les cycles 2, le thème de l’eau nous a permis d’explorer différents répertoires, notamment autour de chansons de Michel Bernard, mais aussi de travailler sur une percussion corporelle inspirée du Lac des cygnes.
Ce que j’aime dans ces projets, c’est justement cette possibilité de ne pas proposer deux fois la même chose. Chaque année, un nouveau thème devient un prétexte pour découvrir la voix, le rythme, le mouvement et le plaisir de construire ensemble un spectacle qui mette les enfants en valeur.
Cette année a également été riche pour le Chœur Enchanteur, mon chœur d’enfants co dirigé avec Séverine Dervaux.
Nous avons travaillé autour de L’Évasion, un conte musical de Julien Joubert. J’aime beaucoup l’univers de ses œuvres, qui associent une vraie exigence musicale à beaucoup d’humour et à un côté très ludique.
Pour les enfants, cela permet d’entrer dans un projet musical complet tout en prenant beaucoup de plaisir.
Mais l’expérience la plus spectaculaire de l’année a sans doute été notre participation à Carmina Burana au Zénith auprès de l’OPPB. Pour les enfants du chœur, chanter dans une salle de cette dimension a été une expérience particulièrement forte.
Découvrir une œuvre aussi imposante, se retrouver au milieu d’un grand ensemble et monter sur une scène comme celle du Zénith : ce sont des souvenirs qui resteront longtemps. Et je crois que nous étions au moins aussi fiers qu’eux de les voir vivre cette expérience !
Du côté des adultes, mon chœur de femmes, La Croch’ Chœur, a également vécu une belle saison. Nous avons choisi cette année un programme consacré aux musiques du monde, avec un répertoire assez varié qui a beaucoup plu au public.
Deux concerts ont ponctué cette saison : un concert partagé avec La Clé des chants de Serres-Morlaàs, dirigée par Vincent Canet, puis un autre concert dans le joli village de Larreule, un dimanche en fin d’après-midi.
Les projets avec Croch’choeur me tiennent particulièrement à cœur, puisque je travaille avec ce chœur depuis six ans maintenant. Là aussi, on mesure le chemin parcouru au fil des années. Le groupe accueille de nouvelles chanteuses, le son évolue, les voix se mélangent de mieux en mieux et nous pouvons progressivement aborder des pièces plus complexes.
C’est l’un des grands plaisirs du travail de chœur : voir un groupe se construire dans la durée.
La prochaine saison s’annonce d’ailleurs déjà riche, avec un nouveau programme autour de la musique française du XXe siècle et du gospel. Deux univers très différents qui permettront de construire un programme en deux parties, avec plusieurs nouvelles recrues au sein du chœur.
J’ai hâte de voir jusqu’où nous emmènera cette nouvelle aventure.
Cette année m’a également offert une expérience très différente de mes activités habituelles : participer au tournage d’un film des frères Larrieu.
Pour les besoins du film La Foudre, dont la sortie est prévue en 2027, j’ai eu la chance de créer et de préparer une petite chorale de douze enfants, âgés de six à huit ans.
Puis il a fallu passer de la répétition au tournage !
Les familles se sont montrées très enthousiastes et ont même pu participer comme figurants pendant la scène chantée par les enfants. Pour les enfants comme pour moi, découvrir l’univers d’un tournage était une expérience assez impressionnante.
Et puis, il faut bien le dire : travailler sur un film réalisé par les frères Larrieu, ce n’est pas tout à fait une journée de chorale comme les autres !
Cette expérience m’a permis de découvrir une autre manière de faire vivre le chant collectif et de voir comment une chorale peut trouver sa place dans un projet cinématographique.
Et puis, cet été, une nouvelle aventure a commencé pour moi : mes premières interventions seule en néonatologie.
L’année dernière, j’avais découvert ce projet en binôme avec Anne Lacassagne. Depuis juillet, j’interviens désormais seule auprès des bébés et de leurs familles, pour accompagner les soins par la musique.
Concrètement, je peux être présente pendant un soin, auprès du bébé et du soignant, et utiliser la voix ou la kalimba pour créer un environnement sonore doux et apaisant.
C’est une expérience particulièrement touchante.
Les premières semaines m’ont permis de recueillir des retours très positifs de la part des soignantes, qui observent les effets de ces moments sur l’ambiance des soins, mais aussi sur elles-mêmes et sur les bébés. Les parents semblent également apprécier ces temps musicaux.
J’ai par exemple eu l’occasion de retrouver une même famille pendant trois semaines consécutives. Ce sont des rencontres très simples, mais qui donnent tout son sens à ce projet. J’ai également choisi d’apporter une petite kalimba, en complément du chant. Cette proposition est un peu différente de celle que j’avais expérimentée l’année précédente avec Anne, qui n’accompagnait pas directement les soins. J’ai proposé cette évolution à l’hôpital et elle semble aujourd’hui bien accueillie.
Après seulement quelques interventions, je mesure déjà combien cette expérience est particulière. La musique y prend une place très différente de celle qu’elle peut avoir sur une scène ou dans une salle de répétition : elle devient un accompagnement, une présence, un soutien ou parfois simplement un fil sonore dans un moment important.
Cette année a également marqué une nouvelle étape dans ma pratique professionnelle avec une expérience qui commencera réellement à prendre forme dans les mois à venir.
J’ai été recrutée par Spectacul’art, qui ouvre une nouvelle antenne à Pau, pour préparer les chœurs d’un grand spectacle qui sera présenté au Zénith en octobre 2027 autour de la musique de Céline Dion.
C’est un projet qui me réjouit particulièrement : travailler avec un nouveau collectif, accompagner des chanteurs dans la préparation d’un spectacle de grande ampleur et découvrir encore une autre facette du travail vocal et choral.
Après les écoles, les chœurs, le cinéma et la néonatologie, ce nouveau projet vient encore élargir le champ de ma pratique.
Quand je repense à cette année, ce qui me frappe finalement, c’est la diversité des lieux et des publics rencontrés.
Des enfants qui découvrent le chant choral à Lons, parfois sans avoir d’autre accès à la musique ; des élèves qui inventent des rythmes autour de l’espace ou de l’eau à Serres-Castet ; des choristes qui construisent ensemble un répertoire de plus en plus exigeant ; des enfants qui découvrent la scène du Zénith ; douze petits chanteurs qui entrent dans l’univers du cinéma ; des nouveau-nés accompagnés par la voix et la musique pendant leurs soins… et bientôt de nouveaux chanteurs qui se prépareront à leur tour à monter sur la scène du Zénith.
Tous ces projets sont différents, mais ils ont quelque chose en commun : la musique crée du lien.
C’est sans doute ce qui me plaît le plus dans mon métier. La musique n’est jamais tout à fait la même selon l’endroit où elle résonne, les personnes qui la chantent ou celles qui l’écoutent. Elle a se pouvoir de fédérer et d’accompagner l’humain dans différentes sphères de la vie.
Une nouvelle saison va maintenant commencer, avec de nouveaux répertoires, de nouveaux projets et de nouvelles rencontres.
Et c’est finalement ce que j’aime dans une vie en musique : ne jamais savoir exactement où la musique va nous emmener.
Partagez Cet Article :

Un bon moment où nous avons chanté des chansons de l’automne, bougé et marché au rythme, découvert et touché de beaux instruments.

Nous ne pouvons pas nous rencontrer en direct, rencontrons nous en Visio ! Votre bébé et vous même profiterez tout de même des bienfaits du chant prénatal.

Avec ce deuxième article, je voudrais que nous réfléchissions encore à cette question : Pourquoi chanter avec son bébé ?

Le plaisir, les repères dans les temps de la vie, ce sont les sujets que je vous ai proposé dans mes 2 articles autour des comptines